Le Conseil Constitutionnel a annulé le 29 décembre 2009 la taxe carbone, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2010, jugeant qu’elle n’était pas aussi « verte » que son nom l’indique. En effet, selon les juges constitutionnels, les nombreuses exemptions qui y figuraient sont « contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique » et créent une « rupture d’égalité » devant l’impôt.
Et pour cause, plusieurs sources importantes d’émission de gaz carbonique en étaient exonérées : les centrales thermiques produisant de l’électricité, le transport aérien, le transport public routier de voyageurs… Résultat : le texte prévoyait concrètement l’application de la contribution carbone à seulement 7% des émissions d’origine industrielle (sauf carburant).
Un nouveau texte de loi est déjà en cours de préparation et sera présenté au Conseil des Ministres le 20 janvier.
Qu’est ce que la taxe carbone ?
La taxe carbone est impôt environnemental sur l’émission de dioxyde de carbone. L’objectif est de limiter le réchauffement climatique et ses répercussions. Le respect de la taxe implique une augmentation des prix des produits, proportionnelle aux émissions, ce qui force les producteurs à opter au fur et à mesure pour des produits de base moins polluants.
Plusieurs pays ont déjà adopté une forme de taxe carbone plus ou moins efficiente, dont le Danemark – éternel champion écolo où l’impôt est appliqué à tout le monde (administration, entreprises et ménages)-, la Finlande, le Norvège, la Suisse, la Suède, l’Italie, les Pays Bas et d’autres encore.
A bientôt, L’équipe Résolution Bio www.resolution-bio.com
Le développement durable, un terme galvaudé ces dernières années mais dont l’acception reste plus ou moins limitée par le grand public. Dans « développement durable », on a tendance à mettre tout ce qui a trait à l’écologie et à la protection de l’environnement; cela en fait partie, incontestablement, mais le développement durable est bien plus que cela.
Une définition de développement durable est apparue en 1987 déjà, proposée par la Commission Mondiale pour l’environnement et le développement: « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Il en ressort que, pour réaliser les conditions d’un développement durable, il faut croiser trois piliers essentiels : économique, écologique et social. Le développement durable se trouve donc au confluent de ces trois aspects :
Economique : Assurer une croissance économique soutenue;
Ecologique : Protéger l’environnement et veiller au respect des ressources naturelles;
Social : Assurer un progrès social et un juste partage des richesses.
Tout ceci s’inscrivant dans le temps, dans le sens où les actions actuelles de l’Homme pour assurer ses besoins ne doivent en aucun cas entraver celles des générations futures pour assurer les leurs.
Une définition globale du Développement Durable pourrait donc être le fait d’assurer une croissance économique de manière à réduire les disparités sociales, tout en s’engageant à préserver les ressources naturelles.
Commerce équitable, énergies renouvelables, production biologique… Toutes ces activités rentrent donc dans le cadre du développement durable, visant un progrès économique et social pour tous en prenant la Planète Terre pour ce qu’elle est : une richesse à protéger et à léguer aux générations futures.
A bientôt, L’équipe Résolution Bio www.resolution-bio.com
On le sait tous : quand c'est vert, c'est plus cher. Les produits biologiques allègent nos bourses, en général, de 20 à 30% fois plus que les produits dit « classiques ». Enfin, c'est ce qu'on pensait, jusqu'à ce qu'une étude réalisée par le magazine Linéaires ce mois-ci creuse la différence encore plus : les produits bios coûteraient jusqu'à 72% plus chers. La question qui se pose : pourquoi cet écart important ?
C'est tout simplement le prix à payer pour la qualité !
Forcément plus chers...
En agriculture biologique, il n'y a ni pesticides, ni engrais chimiques. Des dépenses en moins? Pas vraiment, puisquele respect de la croissance «saine» des végétaux et des animaux implique que ceux-ci ne soient pas « boostés » : ils arrivent à maturité plus naturellement, donc plus lentement et, du coup, le rendement est bien inférieur.
De plus, pour ne pas en venir aux produits chimiques, il faut, d'un côté, surveiller les cultures encore plus soigneusement pour prévenir les maladies : les producteurs ont donc besoin de plus de main-d'œuvre. D'un autre côté, les coûts de transformation des produits sont forcément plus chers, puisque même les additifs chimiques sont interdits, c'est donc du bio de bout en bout.
Finalement, il faut bien le dire, c'est la loi du marché : en France, la demande est supérieure à l'offre. Seuls 2% des terres agricoles sont consacrées à l'agriculture biologique. Du coup, on importe beaucoup d'autres pays de l'Europe.
Heureusement, le Grenelle de l'environnement va peut-être changer les choses, l'un de ses objectifs étant de tripler la surface des terres pour l'agriculture biologique d'ici 2012.
Et le consommateur dans tout ça ?
Il ne faut pas se fier aux apparences ! Un produit qui coûte plus d'argent à l'achat ne revient pas forcément plus cher s'il est de bonne qualité. Entre un produit pas cher qui dure un mois, et un autre plus cher qui en dure deux, il faut choisir. Les produits bios plus efficaces pourraient être utilisés en quantité inférieure pour un résultat aussi satisfaisant. Si en plus, la Planète y trouve son compte, c'est tout bénéfice. Le tout est donc de définir ses priorités.
D'ailleurs, à y réfléchir, combien de fois achetons-nous des produits « justes parce que ce n'est pas cher », sans qu'on en ait réellement besoin ? Nous nous sommes habitués à effectuer des achats de manière compulsive et frénétique. C'est peut-être le moment de consommer mieux, consommer « réfléchi ».
Catastrophes naturelles : Et si on soufflait sur les braises ?
27/11/2009 18:29
Séismes dévastateurs, inondations, cyclones, canicules… Il suffit que la température de la Terre augmente d’un degré pour que ses effets destructeurs menacent l’Homme. Le réchauffement climatique perturbe l’équilibre des éléments naturels, et où qu’on soit, sur la planète bleue, on n’est nullement à l’abri.
Les catastrophes naturelles ont bien entendu toujours existé, mais à cause du réchauffement climatique, ces phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient considérablement, voire se décuplent, et sont de plus en plus violents et meurtriers :
- Vagues de chaud et de froid : Rappelez-vous la canicule en France en 2003, qui a fait plus de 15.000 victimes.
-Sécheresse : Etant donné que, naturellement, les précipitations ne sont, et ne sont pas sensées être, les mêmes partout dans le monde, la sécheresse veut donc dire la diminution des précipitations par rapport à la moyenne « habituelle » dans une région donnée. Et ce phénomène est largement identifiable à plusieurs endroits de la planète.
- Les tempêtes et autres cyclones : de plus enplus fréquents et de plus en plus violents
-La fonte des glaciers : Probablement la moins spectaculaire des catastrophes naturelles (pour l(instant), mais également la plus directement liée au réchauffement climatique. Les glaces de l’Antarctique fondent à une vitesse galopante durant ces dernières décennies, mais il n’y a pas que ça : les fameuses glaces des Alpes fondent également et, si l’on garde la même cadence, elles disparaîtront complètement en 2050
Le réchauffement, autant que le refroidissement, de la Terre est certes un phénomène naturel : l’Homme a déjà connu des phases similaires tout au long de l’Histoire. Cependant, si les scientifiques sont encore divisés sur la responsabilité première de l’Homme dans ces phénomènes, il est indéniable que le facteur humain aggrave ces effets, à un degré ou à un autre. Le développement effréné et la forte industrialisationy sont sûrement pour beaucoup : l’émission de gaz à effet de serre cause bel et bien le réchauffement climatique.